Jardin

Vendredi 9 octobre 2009

http://www.sortir32.fr/Lieu/307_ordan_larroque_ordan_larroque/660_foire_aux_plantes_rares

Dimanche 11 Octobre 2009

32350 Ordan Larroque
tél.05 62 64 60 09 (mairie)
Tarifs :Gratuit


Ordan-Larroque, classé 4 fleurs et Grand Prix au concours national du fleurissement, organise chaque année, la foire aux plantes rares, le deuxième dimanche d’Octobre. Passionnés, jardiniers du dimanche ou professionnels se retrouvent au cœur du village.

Vous trouverez près de 30 pépiniéristes de qualité, producteurs et collectionneurs, venus du Grand Sud ouest pour vous présenter leurs plantes rares, méconnues ou différentes et vous donner des conseils avisés.

Sont aussi présents ce jour là : une librairie spécialisée, des outils et du mobilier de jardin, des objets décoratifs… la foire aux plantes est aussi l’occasion pour un artiste, différent chaque année, d’exposer ses œuvres.
Par David Pomies
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Vendredi 9 octobre 2009
http://www.toulouse.elusverts.fr/spip.php?article205

La biodiversité s’acclimate à Toulouse9 octobre 2009, par Michèle Bleuse

A l’œuvre depuis 18 mois dans les espaces verts toulousains, l’écogestion ne laisse pas indifférent. Cette nouvelle gestion a soulevé de nombreuses questions, et a même essuyé quelques critiques : certaines sont légitimes et bien compréhensibles puisque l’écogestion crée une véritable innovation ; d’autres, par contre, relèvent plutôt de la mauvaise foi politique (voir ce billet de Jean-Luc Moudenc) et ne font que propager diverses contrevérités opportunistes. Je tiens ici à apporter quelques réponses et éléments d’information, qui permettront, je l’espère, à chacun de pouvoir s’approprier, sans préjugé, ces nouveaux espaces verts.

Gérer durablement, c’est prendre en compte l’amélioration du cadre de vie aussi bien que les impacts environnementaux comme la réduction des pollutions ou la maîtrise de l’usage de l’eau. Le calendrier et la nature des interventions s’en trouvent transformés et les habitants voient germer des Espaces Verts plus respectueux des rythmes naturels. La gestion différenciée permet d’offrir aux toulousains des espaces diversifiés. Elle favorise la biodiversité en même temps que de nouveaux usages.

Petit tour d’horizon en questions - réponses pour en savoir plus…

A quoi sert une politique de gestion durable des espaces verts ?

La gestion durable est un tout, qui se décline en plusieurs objectifs :
- la réduction des pollutions liées aux pesticides et aux engrais,
- le déploiement de la protection biologique intégrée avec toute une palette de modes de régulation naturels, - entre autres, l’utilisation de pièges à base de phéromones, et le développement des prédateurs naturels des parasites (les coccinelles, par exemple),
- l’amélioration du paysage et de la biodiversité avec le renforcement des différents étages de végétation (prairies, arbustes, et arbres, qui constituent des abris et des réserves de nourriture pour la faune),
- la forte augmentation des fleurissements alternatifs avec la plantation de bulbes qui refleurissent dès la sortie de l’hiver, et de prairies fleuries printanières ou estivales,
- la plantation d’arbres fruitiers et de potagers pour des usages sociaux diversifiés.

La gestion durable des espaces verts est-elle une singularité toulousaine ?

Si elle est mise en oeuvre à Toulouse depuis 18 mois, cette politique est déjà très largement déployée dans de nombreuses autres villes françaises, grandes ou petites.

Pourquoi la ville ne fait-elle pas tondre toutes les herbes hautes ?

Les opérations de tonte, de coupe, et de fauchage se poursuivent… mais différemment ! Il ne s’agit plus de traiter tous les espaces de manière homogène et standardisée, mais d’adapter l’entretien à la diversité des usages et de créer une mosaïque d’espaces de natures variées :
- des prairies urbaines créant un environnement champêtre, qui nécessitent une à deux tontes par an. Elles représentent 15 à 20 % des surfaces globales des jardins et espaces verts,
- des surfaces enherbées et tondues très régulièrement sur toutes les zones de jeux et d’activités sportives, de repos et de détente.
- des espaces enherbés non accessibles aux piétons, et qui ne demandent qu’un ou deux fauchages par an (talus, bords de voirie,…),
- et des zones devant être dégagées dès que la sécurité l’exige et pour améliorer la visibilité.

Quel est l’intérêt de conserver des surfaces en prairies urbaines, c’est-à-dire en herbes hautes, de renforcer les plantations d’arbustes et les plantations d’arbres ?

Il y a là un double intérêt. D’une part, il s’agit de proposer l’accès à des paysages champêtres, aussi bien sur le plan visuel que pour le contact direct. Et c’est le moyen, d’autre part, de favoriser la diversité végétale et animale en ville.

La présence de tiques ou d’aoutas est-elle favorisée par cette végétation non fauchée ?

Non ! Les tiques sont transportées par les animaux et la hauteur de l’herbe n’a pas d’incidence directe sur leur présence. Quant aux aoutas, ils surgissent aux périodes de sécheresse… et quelque soit la hauteur de l’herbe. Bien sûr, je ne peux pas nier que les herbes hautes favorisent la présence d’insectes. Ce qui est, en soi, une bonne chose car l’immense majorité de ceux-ci ne pose aucun problème… Vivre dans un monde aseptisé n’a rien de plus enviable !

Et les incendies ?

La prévention des incendies appelle des tontes ou des fauchages plus réguliers à proximité des habitations ou des parkings, mais les actes de malveillance ne peuvent à eux seuls guider notre gestion. D’autre part, je dois rappeler que, pour un certain nombre, les incendies de cet été ne se sont pas déclarés sur des parcelles gérées par le service des Espaces Verts. C’est d’ailleurs le cas des incendies qui ont été médiatisés, qui concernaient pour l’essentiel des parcelles privées !

Voilà résumées les grandes lignes d’une politique complexe, et qui s’inscrit dans le temps. Après ces 18 premiers mois de mise en place, l’écogestion a fait face à de petits déboires, et a donné lieu aux premières embellies floristiques. Je le constate volontiers : la gestion durable motive un changement d’approche, et bien souvent de regard. Chacun, personnel municipal comme habitants, est invité à s’approprier cette nouvelle physionomie de nos espaces verts.

Par David Pomies
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Samedi 23 mai 2009

"Terre à Terre", tous les samedi sur France Culture, de 7h à 8h.

Cette semaine, Ruth Stégassy nous donne à entendre une excellente émission sur les jardins partagés.


Avec : Eric Prédine , co-fondateur de Salu-Terre et auteur de « Des jardins en partage » (Rue de l’échiquier, 2009) et Daniel Cerezuelle et Guy Roustang , du PADES.

L'émission est téléchargeable ICI .


Par David Pomies
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Vendredi 15 mai 2009

On considère encore trop souvent que la notion de jardin se définie d’abord comme un espace clôt. C’est quelque chose qui m’a toujours surpris. Il ne faut bien sûr pas s’interdire d’utiliser les haies ou les clôtures pour structurer des espaces dans son jardin, mais le fait de préserver des arbres déjà implantés, de ne pas les dénaturer en les entretenant en douceur ou de choisir des essences locales et d’utiliser la dynamique de la nature (notion sur laquelle je reviendrais plus tard) pour avoir des espaces de transition " jardin-espace naturel ", donc le fait de vouloir rapprocher le jardin des espaces naturels permet de repousser ces frontières. Et si on a la possibilité d’influer au delà de son jardin, on peut imaginer que la conservation de landes, de bois, de friches, liés par les haies bocagères, mais aussi les accôtements routiers gérés raisonnablement doit participer à faire évoluer la définition du jardin.

En ville, on parle de " trame verte " (il s’agit en général de bande de gazon et d’alignement d’arbres … bien que les exemples de gestion différenciée commencent à se multiplier), mais cette trame ne s’arrête pas (ou ne devrait pas s’arrêter) au panneau de sortie d’agglomération ; elle doit poursuivre sa route et rencontrer les platanes (les rescapés, en tout cas) et les haies, et tous les jardiniers qui le désirent doivent pouvoir s’y relier.

Il n'existe donc pas réellement de frontière entre les jardins et le reste de la nature. La notion de frontière est une invention humaine qu'il s'impose et voudrait imposer aux autres, mais qui n'a pas de réalité en dehors des juridictions des hommes. Les plantes et les animaux voyagent depuis toujours et profitent même aujourd'hui des techniques humaines (avions, bâteaux, camions) pour se déplacer plus vite et plus loin, avec des conséquences plus ou moins importantes sur les écosystèmes et sur certains secteurs économiques. Il faudra que l’on discute un jour des plantes " invasives " …

Par David Pomies
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Vendredi 15 mai 2009

 

" Un petit chemin bordé de violettes. Ce petit chemin n’a ni queue ni tête … " et pourtant on se dit qu’on aimerait bien avoir le même chez soi : de beaux arbres formant une voûte majestueuse à l’ombre salutaire en été, fréquenté de nombreux oiseaux dont les chants égaillent notre promenade. Cette scène très bucolique est assez facile à réaliser, pour peu que l’on ait la place évidemment, mais on se retrouve vite confronté à une question : quelle place doit-on laisser à la nature dans l’espace que l’on considère nous appartenir ? En effet, les jours de pluie, ce chemin se transformera en patinoire de boue : ne faudrait-il pas le couvrir de graviers ? et ces grands arbres au-dessus vont perdrent leur feuilles l’hiver, couvrant le chemin et salissant les graviers : il faudra alors ramasser les feuilles … et les violettes de la chanson, d’abord, c’est pas sûr qu’elles poussent, et puis elles vont se faire envahir. D’ailleurs, au-delà de la lisière, c’est un peu le fouillis, il va falloir débroussailler tout ça ! …

Ce petit exemple nous pousse à aborder plusieurs questions : Un jardin naturel peut-il être la copie d’un espace naturel ? Peut-on faire des compromis esthétiques ou fonctionnels ? Comment appréhender certains " inconvénients " de la nature ? Comment accepter ce qui nous paraît être désordonné ? Je n’ai pas la prétention de pouvoir donner des solutions universelles, mais seulement mes propres avis, issus de lectures, de réflexions , de visites de jardins et surtout de la fréquentation régulière de la nature.

 


Vouloir jardiner de façon naturelle, c’est donc remettre constamment en question son rapport à la nature de façon à trouver le meilleur équilibre possible entre respect de l’environnement et préservation de notre espace de vie. En effet, en tant qu’animal habitant cette planète, j’ai droit, au même titre que les autres êtres vivants de m’aménager un espace me permettant de vivre le plus confortablement possible. Notre conscience et notre relative intelligence devrait nous permettre de trouver cet équilibre, mais il est affligeant de constater que les hommes ont toujours préféré agir de manière " impérialiste " vis à vis des autres espèces ; l’érosion actuellement très rapide de la biodiversité est malheureusement un indicateur révélant cet état de fait. Il ne tient qu’à nous de montrer qu’il peut en être autrement.

Par David Pomies
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