Politique

Jeudi 20 août 2009

Quel peut être le point de vue d’un petit jardinier sur la prochaine conférence internationale de Copenhague sur le climat, annoncée comme l’après Kyoto ?


Bien sûr je pourrais reprendre les argumentaires montrant les influences du réchauffement global de notre planète sur la végétation, sur le développement de telle ou telle espèce, végétale ou animale, au détriment de telle autre. Pourtant, toutes ces questions essentielles seront abordées en long en large et en travers dans les mois à venir, et quand j’envisage les conséquences de la montée des océans, des perturbations sur la biodiversité, j’ai plutôt envie de penser à l’Homme, cet animal si fragile malgré les apparences et ses implications dans les bouleversements à venir.


L’Homme, à l’exception de quelques civilisations de moins en moins nombreuses, est le seul animal à refuser de s’adapter aux équilibres de notre planète. Il a toujours cherché à dominer, à domestiquer la nature. Il s’est octroyé une existence de droit divin qui le plaçait au dessus de tous les autres êtres vivants sur Terre. Il a voulu, et quasiment réussi, à modeler la planète selon son bon désir. Dénigrant, mutilant voire détruisant les autres vies, ses voisines dans l’évolution, considérées comme inférieures, notre civilisation occidentale a poursuivi sa course (infernale). Nous vivons une véritable crise de civilisation et le réchauffement de la planète est peut-être le grain de sable qui va gripper la machine.


Mais en attendant, ceux qui peuvent le moins influer sur cet enchaînement de causes et d’effets sont aussi (encore) ceux qui vont en subir le plus les conséquences. Les réfugiés climatiques sont déjà une triste réalité qui ne fait que commencer. Ces populations qui sont contraintes de quitter leurs lieux de vie, laissent bien plus qu’un toit derrière eux. Ils perdent une organisation sociale, des techniques souvent ancestrales, leur culture, leur ancrage au passé. Ce sont des notions inquantifiables, mais qui constituent pourtant un bien commun de l’humanité, une ethno-diversité que nous ne savons pas apprécier à sa juste valeur. Ces " minorités " sont la véritable richesse de l’humanité, elles constituent un puit incommensurable de connaissances qui nous permettrait de trouver des solutions aux adaptations nécessaires du monde futur, si seulement nous savions les respecter.


A la vue de l’évolution de nos civilisations, il n’y a rien d’étonnant à constater les mutations climatiques en cours. Tout le monde, tous les dirigeants, connaissent les conclusions des rapports du GIEC et les études complémentaires qui présentent les scénarios les plus pessimistes comme les plus probables. On a la connaissance scientifique qui nous permet de prévoir le monde de demain et on a le potentiel technique pour faire évoluer nos modes de vie. Tout le monde sait ça ! Alors l’enjeu de Copenhague n’est pas de se mettre d’accord sur tel ou tel scénario, le plus proche de la réalité, mais bien de Vouloir changer : On sait … mais veut-on ? C’est la seule question à laquelle les dirigeants de cette planète devront, à mon avis répondre. Toute tergiversation sur le degré des modifications à apporter à nos modes de production et de consommation seront inutiles. L’avis du petit jardinier que je suis est que la seule réponse admissible est "Oui, nous voulons changer, nous voulons garantir l’existence et le respect de toutes les cultures, nous voulons garantir aux générations futures quelles pourront vivre sur une planète au moins aussi confortable et riche en diversité biologique et humaine que celle que nous avons reçu !".



En bonus, à consulter absolument :

les reportages du Collectif Argos sur les réfugiés climatiques, ainsi que l’émission "Le dessous des cartes", de Jean-Christophe Victor sur le même thème.
Par David Pomies
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Mercredi 10 juin 2009



La campagne s'est terminée sur un score "historique" pour Europe-écologie : 16,03% en France, 13,59% dans le Gers et 2 euro-députés écologistes pour le Sud-Ouest (José Bové et Catherine Grèze).

Je ne m'étendrai pas en analyses sur ce résultat. Seuls les électeurs savent réellement pourquoi ils ont choisi la liste Europe-écologie, et les raisons sont probablement multiples. Il me plait quand même de penser qu'une révolution des consciences (la seule souhaitable) est en route, et que ce score n'est que le prémice d'un changement plus profond. La prise de conscience collective des problèmes environnementaux est certaine et notre projet écologique pour l'Europe reflette ces considérations. Il n'y a qu'à voir les populistes de tout bord tenter de s'emparer de ces questions depuis la proclamation des résultats, mais il leur manquera toujours l'essentiel : la sincérité et la cohérence.

Le score d'Europe-écologie est historique, non parce qu'il est plus haut que nous pouvions l'espérer, il est historique parce que ce n'est que le premier résultat de ce mouvement. Nous ferons en sorte de continuer à convaincre que le modèle de société écologique que nous proposons, car il s'agit bien d'un nouveau modèle et pas de l'adaptation de vieilles recettes qui sont toutes obsolètes, est le seul qui puisse répondre à tous les enjeux auxquels nos sociétés sont confrontées, le seul à rechercher un véritable équilibre entre l'évolution de nos civilisations et le respect de notre planète, mais aussi le seul à rechercher une synergie entre les hommes, dans le respect de toute leur diversité.

Le rassemblement des écologistes doit parvenir à se concrétiser lors de tous les prochains scrutins, en commençant par les régionales de mars 2010. Si nous y parvenons (et nous y parviendrons), alors n'en doutons pas, d'autres scores historiques viendront.

Merci à toutes celles et tous ceux qui ont participé à ce début d'aventure, de l'élaboration du projet à l'isoloir. Merci !

Par David Pomies
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Jeudi 28 mai 2009
Le meeting de Talence en vidéo : ICI



Bové exige plus d'Europe
Sud-Ouest, Lundi 25 Mai 2009

Mobiliser l'électorat sur les européennes, alors que tout le monde est à la plage, tel était l'enjeu hier soir pour José Bové, la tête de liste Europe Écologie pour le Sud-Ouest qui tenait meeting à Talence, dans la banlieue bordelaise. Le syndicaliste paysan n'était pas venu seul pour ce grand rendez-vous aquitain. Yannick Jadot, le n° 1 de la liste pour la circonscription ouest, l'accompagnait avant de se rendre aujourd'hui et demain en Charente-Maritime et en Vendée pour travailler sur la reconversion de l'industrie nautique.


Outre les deux chefs de bande d'Europe Écologie pour la région, étaient également présents Daniel Cohn-Bendit et Eva Joly, en lice en Île-de-France, Gérard Onesta, l'actuel vice-président (Verts) du Parlement européen, Cécile Duflot, la secrétaire nationale des Verts, Noël Mamère, le député-maire (Verts) de Bègles, et un bon nombre des colistiers de José Bové - à commencer par la n° 2, Catherine Grèze, citoyenne du Lauragais.


L'Europe et la forêt

Toujours mollassonne, la campagne ? José Bové, qui venait de visiter la Foire internationale de Bordeaux, n'est pas d'accord. Ça frémit, comme sa moustache. Au début du meeting, à 20 h 30, il y avait d'ailleurs une bonne chambrée dans la salle de la Médoquine. « Dans les quinze derniers jours, on sent que les gens s'y intéressent de plus en plus. Pour tous leurs problèmes majeurs, l'Europe n'est pas un problème, c'est une solution. Il y a urgence sociale, il y a urgence écologique, et c'est en transformant l'Europe qu'on les traitera », insiste-t-il.


Dans le contexte aquitain, José Bové ne pouvait pas ne pas parler de la forêt, alors que les sylviculteurs grondent contre les faiblesses du dispositif mis en place par l'État. La forêt, une compétence purement nationale, justement. « La forêt est un élément central pour le stockage du carbone. On ne peut rien décider sur le climat si on n'inclut pas la forêt. Il faut donc qu'elle devienne une compétence européenne à part entière, dotée d'un budget », argumente-t-il. Selon lui, la reconstruction de la forêt landaise tient d'une nécessité d'autant plus évidente qu'il y a un avenir pour le bois de construction. « La maison en bois, c'est moins de 5 % des maisons construites en France. Aux États-Unis aujourd'hui, c'est 90 %. Il y a de la marge ! » souligne-t-il, non sans griffer l'UMP au passage.


« Conditionnalités»

Celle-ci est à ses yeux coupable de s'être opposée, en avril dernier, au Parlement européen, au renforcement des conditions d'importation des bois extra-européens sur le continent. « Le plus gros importateur de bois tropicaux en France étant un ami du président nommé Vincent Bolloré », ajoute Bové. Plus largement, Europe Écologie prône une complète reconversion de l'outil industriel, grâce au levier des aides de Bruxelles. C'est ce que Yannick Jadot - directeur de Greenpeace France jusqu'en 2008 - a développé à propos de l'automobile aux abois. Oui aux aides, mais assorties « de conditionnalités écologiques », c'est-à-dire une diminution obligatoire du rejet de CO2 par les nouveaux véhicules dès 2012. « Sinon, on va faire comme pour la sidérurgie il y a vingt ans. On va sortir des milliards pour finalement délocaliser », a-t-il continué.


Forcément en pointe sur le chapitre du développement durable, Europe Écologie croit au rôle moteur des institutions continentales pour combattre les effets du réchauffement climatique comme des déséquilibres de la mondialisation. « Discuter de mesures dans le cadre du paquet énergie-climat, vouloir réglementer les paradis fiscaux, c'était tout simplement impensable il y a cinq ou six ans. Ça va très vite. Le curseur de la majorité du Parlement européen vient vers nos positions », indique Daniel Cohn-Bendit.
 

Haro sur Claude Allègre

Lesdites positions n'ont pas grand-chose à voir avec celles de Claude Allègre, dont l'entrée au gouvernement est une rumeur insistante. L'éventualité fait lever les yeux au ciel dans les rangs d'Europe Écologie. « Ce type a prétendu que l'amiante ne posait pas de problème. Il a prétendu que l'intervention humaine n'était pour rien dans le réchauffement climatique. Il s'est battu contre le principe de précaution. Sa nomination au gouvernement serait l'acte de décès de toute la politique environnementale de Sarkozy », avertit Yannick Jadot.


Le gouvernement sans Allègre n'est pas franchement apprécié non plus. En ouvrant la soirée sur l'estrade, Noël Mamère s'est élevé contre l'interpellation à la porte de leur école des deux enfants de Floirac, sur la rive droite de Bordeaux. « Avant des élections, on fait mousser l'insécurité, on connaît », ironise Cécile Duflot. Mais face au rouleau compresseur de l'UMP, Europe Écologie croit en sa bonne étoile. Quand Daniel Cohn-Bendit le dit, il faut peut-être l'écouter. Il y a quatre mois, il avait pronostiqué que les Girondins seraient champions de France de foot...


Auteur : Jean-Denis Renard
jd.renard@sudouest.com
Par David Pomies
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Vendredi 15 mai 2009


Le Pic a tout vu et il nous raconte
:

Moi, je rajoute juste quelques images ... ICI

Par David Pomies
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